Le département des Yvelines affiche une baisse de 5 % de la délinquance enregistrée sur l’année 2025, selon la préfecture et le parquet, qui ont présenté leur bilan annuel début février. Les faits délictueux traités par la police et la gendarmerie sont passés de 81 932 à 77 944 en un an. Une baisse qui s’accompagne de la progression du taux d’élucidation, qui atteint désormais 45,28 % toutes infractions confondues, contre 41 % l’an dernier.
Priorité du préfet des Yvelines, le travail de démantèlement des trafics de drogue a porté ses fruits, avec 366 affaires résolues en 2025. Il semblerait donc que le plan départemental de lutte contre les stupéfiants ait porté ses fruits, grâce au renforcement de l’antenne territoriale de l’office anti-stupéfiants et à une meilleure surveillance des réseaux sociaux et du “dark web”, nouveaux terrains de “l’ubérisation” du trafic de drogue.
Malgré ces bons chiffres, les services de l’État continuent de s’inquiéter de la progression des délits en matière de sécurité routière et de violences familiales.
Ces mesures ont été complétées par le volontarisme gouvernemental en la matière. Des opérations “place nette” ont été menées à Guyancourt et à Plaisir. La loi contre le narcotrafic a quant à elle permis au parquet de prononcer 26 mesures d’interdiction de paraître à proximité des points de deal pour des individus reconnus coupables de faits de trafic.
De récentes opérations de police ont également conduit au démantèlement de plusieurs réseaux. En décembre dernier, neuf hommes ont été mis en examen dans une affaire de “go fast” entre l’Espagne et les Yvelines. 1,5 tonne de cannabis avait été saisie. Ce coup de filet a constitué l’aboutissement de plusieurs mois de surveillance et de filatures entre Malaga et Saint-Germain-en-Laye, réalisées par la brigade de recherche et d’intervention et l’office anti-stupéfiants des Yvelines.
Les effets du plan de sécurité du quotidien
Les cambriolages sont aussi en recul avec 412 effractions de moins qu’en 2024, et des interpellations plus nombreuses. Les autorités départementales ont souligné que ces résultats s’inscrivent dans un contexte de mise en œuvre du plan de sécurité du quotidien, lancé en 2025. Malgré ces bons chiffres, les services de l’État continuent de s’inquiéter de la progression des délits en matière de sécurité routière et de violences familiales. Le nombre de violences intrafamiliales recensées s’est élevé à 5 259 victimes, soit une augmentation de 5,8 % par rapport à 2024. Le bilan met aussi en lumière une hausse nette des accidents de la route dans le département, avec 37 personnes tuées et une progression des blessés corporels.
B. C.
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