Déjeuner avec

Shonda Rhimes, productrice : “L’IA ne peut remplacer l’étincelle de la créativité"

La créatrice de ‘Grey’s Anatomy’, 'Scandal' et ‘La Chronique des Bridgerton’ évoque sa société de production multimillionnaire et les dangers du streaming

Shonda Rhimes, productrice : “Je raconte les histoires que j’ai envie de voir” Shonda Rhimes, productrice - © SIPA

Et voilà Benedict Bridgerton, le fils bohème de la famille éponyme de la série Netflix que tout le monde adore, qui fait une entrée remarquée au bal masqué. Une mystérieuse femme au loup d’argent attire son regard. Sans doute les cœurs de ces amants maudits ne tarderont-ils pas à suivre.

La bande-annonce en ligne de la quatrième saison de ‘La Chronique des Bridgerton’, qui sera diffusée l’année prochaine, contient tous les ingrédients d’une production de Shonda Rhimes : une séduisante alchimie entre mélodrame, satire sociale, sexe et soap opera, qui a su captiver les téléspectateurs dans des séries à succès comme ‘Grey’s Anatomy’ et ‘Scandal’.

C’est maintenant au tour de Shonda Rhimes elle-même d’entrer en scène, de façon un peu moins mélodramatique, toujours maquillée pour la séance photo qui a précédé. Elle s’est changée pour enfiler des vêtements plus décontractés pour le déjeuner et arrive sans chaussures, qualifiant l’obligation de porter des talons pendant les deux derniers jours d’“attentat contre ses pieds”.

22 ans de ‘Grey’s Anatomy’

Nous nous rencontrons à la fin du Edinburgh TV Festival, qui est généralement marqué par une effervescence de pitchs désespérés et de furieux commérages entre professionnels des médias. Mais le restaurant est calme en ce jour de semaine, ce qui nous permet de prendre l’une des meilleures tables avec vue sur la rue ensoleillée de Princes Street.

Shonda Rhimes est chaleureuse, malgré le décalage horaire dont les effets, selon elle, commencent enfin à se faire sentir. Sans surprise, les manières de la scénariste, l’une des plus célèbres de la télévision, me rappellent l’un de ses personnages, Olivia Pope, dans le thriller politique ‘Scandal’ : des phrases courtes et rythmées, énoncées avec emphase. “Un jour, nous [Shonda Rhimes et Kerry Washington, l’actrice qui incarne Pope] sommes arrivées vêtues exactement à l’identique, jusqu’à la coiffure”, admet-elle.

Netflix lui verse une somme qui s’élèverait à plusieurs centaines de millions de dollars pour écrire et produire en exclusivité des séries dans tous les genres.

Mais elle se détend rapidement au cours du déjeuner, tandis que nous discutons de la distinction “Edinburgh Fellowship” qu’elle a remportée en début de semaine. Shonda Rhimes accepte volontiers le verre de vin qui lui est proposé, choisissant un malbec à la robe sombre pour accompagner son plat principal composé de poulet et de pleurotes de panicaut à la sauce madère. J’opte pour la raie servie avec une sauce au champagne, et un verre de pinot gris californien. Nous sautons l’entrée pour déguster quelques olives et du pain avec notre vin.

Shonda Rhimes prend le temps de savourer le moment. Shondaland, sa société de production, fête ses vingt ans de succès télévisuels. Son plus grand triomphe, ‘Grey’s Anatomy’, la série médicale bien léchée qui domine les audiences du jeudi soir aux États-Unis, en est à sa 22e saison. Elle compte désormais près de 450 épisodes, ce qui en fait la série de fiction la plus longue diffusée en prime time sur ABC, sans compter les épisodes du spin-off à succès ‘Private Practice’.

Les premières saisons de ‘Grey’s Anatomy’ sont extrêmement populaires sur les plateformes de streaming et figurent régulièrement dans le top 10 des séries les plus regardées, les fans revivant les amours de Meredith et “McDreamy” et le décès de Lexie Grey et de Mark Sloan après un accident d’avion dans le final de la saison 8.

En 2005, lorsque Shonda Rhimes attendait nerveusement les audiences des premiers épisodes de la série, l’activité principale de Netflix consistait à envoyer des DVD par la poste. Aujourd’hui, le géant du streaming lui verse une somme qui, selon les rumeurs, s’élèverait à plusieurs centaines de millions de dollars (l’un des rares sujets qu’elle n’aborde pas pendant le déjeuner) pour écrire et produire en exclusivité des séries dans tous les genres.

Et elle comble les attentes de Netflix. À sa période la plus prolifique, Shonda Rhimes était responsable d’environ soixante-dix heures de télévision par saison, avec trois ou quatre séries en production à tout moment. ‘La Chronique des Bridgerton’ a été la série la plus regardée sur Netflix l’année dernière. Rien que de 2020 à 2024, Parrot Analytics estime que ses séries ont rapporté 2,4 milliards de dollars en abonnements et en recettes publicitaires pour les plateformes de streaming à l’échelle mondiale.

Selon un rapport Nielsen (qui place ‘La Chronique des Bridgerton’ en tête des programmes originaux), ‘Grey’s Anatomy’ n’était devancée que par la série pour enfants ‘Bluey’ dans le classement des programmes les plus regardés en streaming en 2024. “Il s’agit de tous les anciens épisodes, précise Rhimes. Les gens les regardent encore et encore.”

‘La Chronique des Bridgerton’, phénomène lifestyle

Le restaurant – 1925 at The Pompadour, dans l’hôtel londonien Caledonian – était certes un choix pratique pour la productrice de télévision qui manque de sommeil, mais il est aussi tout à fait approprié : une salle de musique aux plafonds ornés de fresques représentant des roses et de corniches sophistiquées que Louis XV en personne aurait pu trouver un peu trop chargées.

Un cadre parfait pour déjeuner avec Shonda Rhimes qui, grâce au succès de ‘La Chronique des Bridgerton’, a même réussi au passage à populariser auprès de la jeune génération le quatuor à cordes, quoiqu’en reprenant astucieusement certains tubes d’Ariana Grande et de Taylor Swift. Je lui raconte qu’une collègue milléniale du ‘Financial Times’ a failli en réserver un pour son mariage en Écosse ce week-end-là.

“‘La Chronique des Bridgerton’ est devenue, pour le meilleur ou pour le pire, une véritable marque lifestyle mondiale”

“‘La Chronique des Bridgerton’ est devenue, pour le meilleur ou pour le pire, une véritable marque lifestyle mondiale, dit-elle en riant, incrédule. Les gens veulent porter les robes, avoir la chemise de nuit et boire dans les services à thé. C’est fou ce que cette série a engendré !”

Shonda Rhimes n’a participé à aucune des visites thématiques des lieux de tournage de la série à Bath, mais elle a assisté à des “événements” organisés pour les fans, qui se présentent souvent en costume et s’attendent parfois à une demande en mariage de la part de leur partenaire.

“C’est le monde imaginaire parfait pour eux, dit-elle, avant de chercher une signification plus profonde. Les gens recherchent désespérément une communauté en ce moment. Cela les aide à se sentir mieux.”

Un grand bol d’olives recouvertes de harissa arrive sur la table. J’en pique délicatement une avec ma fourchette ; Shonda Rhimes m’encourage à la manger avec les doigts.

Elle se décrit avant tout comme une conteuse. “Tout repose sur les personnages. Chaque série est à la fois une fenêtre et un miroir : une fenêtre qui ouvre sur une vie que vous ne vivrez jamais ou n’avez jamais vécue, et qui vous renvoie votre propre vie.”

Pour elle, ‘La Chronique des Bridgerton’ est ni plus ni moins qu’une série sur la vie professionnelle. “Elle se déroule dans un monde où les femmes n’ont aucun pouvoir, aucune autonomie, aucun moyen de gravir les échelons ou de conserver leur statut, à moins de se marier.”

La publicité pour la série, qui prend place dans l’Angleterre du XIXe siècle, s’est en partie focalisée sur son casting inclusif en termes de couleur de peau. “Une femme de couleur occupant une position de pouvoir, c’est pour moi un non-sujet”, déclare Shonda Rhimes, qui a été la première femme afro-américaine à créer et produire une série classée dans le top 10 des séries télévisées. “Je ne vais pas écrire une série où il n’y a rien de moi, où je ne suis pas représentée.”

“Un homme blanc hétérosexuel n’est pas au centre et tout à coup vous êtes woke ? Franchement, je m’en fiche, je raconte les histoires que j’ai envie de voir.”

Elle est également agacée par le fait que les critiques aient utilisé le terme “woke” pour qualifier ses séries. “Un homme blanc hétérosexuel n’est pas au centre du récit, et tout à coup vous êtes woke ? Franchement, je m’en fiche, je raconte les histoires que j’ai envie de voir. [‘La Chronique des Bridgerton’] est une série télévisée fantastique qui se déroule dans l’Angleterre de la Régence. Ce n’est que du divertissement.”

Bien que personne n’ait essayé de l’empêcher de choisir une femme noire pour le rôle principal dans ‘Scandal’, Shonda Rhimes considère que la décision, prise en 2012, de ne donner d’abord à la série que sept épisodes est liée à ce casting.

“[Cette prudence] m’a beaucoup contrariée, dit-elle. Quand nous avons choisi Olivia Pope, première femme noire à tenir le rôle principal dans une série dramatique diffusée sur une chaîne nationale en trente-sept ans, je me suis dit : ‘mais enfin, vous plaisantez ?”

Son public apprécie également… d’autres aspects de ses séries, dirais-je pudiquement pour évoquer le contenu plus érotique des derniers épisodes de ‘La Chronique des Bridgerton’. Shonda Rhimes est la scénariste en chef de chaque épisode, mais elle dit laisser les détails des scènes de sexe au réalisateur. “Je me dis toujours… ça fait vraiment beaucoup. Mais les gens adorent.”

Conteuse et bourreau de travail

Notre repas remporte lui aussi un franc succès. Mon invitée trouve excellents le poulet et sa délicate garniture de champignons. Mon poisson est savoureux, mais un peu sec malgré la délicieuse sauce qui le nappe. Les portions écossaises étant ce qu’elles sont, le supplément de brocoli s’avère inutile.

Nous prenons toutes deux nos plats en photo : moi pour m’en souvenir après le vin, et Shonda Rhimes pour s’en inspirer et devenir une meilleure cuisinière. “J’étais une cuisinière hors pair. Puis j’ai commencé à faire de la télévision, et je n’ai plus cuisiné pendant très longtemps.”

Aujourd’hui, elle gère beaucoup mieux l’équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée, un problème qui l’a en partie amenée à écrire un livre, ‘Year of Yes’ (“L’année du oui”, non traduit) il y a dix ans. À mi-chemin entre mémoires et développement personnel, cet ouvrage relate les tentatives de Shonda Rhimes pour surmonter ses angoisses et sa tendance à se cacher derrière son travail, en se forçant à dire oui aux opportunités qui l’effraient et la mettent au défi.

“J’ai recentré mon activité sur ce pour quoi Netflix me paie… On ne me paie pas nécessairement pour organiser des réunions d’équipe, on me paie pour mes talents de conteuse.”

Dans cet esprit du “oui”, nous décidons de commander un autre verre de vin pour accompagner nos plats principaux, qui disparaissent rapidement.

Même après la publication du livre, Rhimes avait l’impression de “travailler au moins vingt heures par jour, sept jours sur sept”. Le confinement forcé pendant la pandémie lui a appris à profiter davantage de la vie. Elle a déménagé de Los Angeles au Connecticut et a commencé à mieux déléguer. Elle s’est mise au golf. “On peut frapper la balle très fort. Cela permet d’évacuer la colère.”

Les mardis, mercredis et jeudis sont ses jours “créatifs”. “J’ai recentré mon activité sur ce pour quoi Netflix me paie… On ne me paie pas nécessairement pour organiser des réunions d’équipe, on me paie pour mes talents de conteuse.”

Elle continue de refuser de nombreuses invitations mondaines. “Pour moi, passer un moment vraiment agréable, c’est être sans maquillage, vêtue d’un pantalon de survêtement si possible, ou mieux encore d’un pyjama, avec un livre entre les mains.”

Enfant assez introvertie, benjamine d’une fratrie de six enfants avec des parents universitaires, Shonda Rhimes a vécu comme un bouleversement le passage de l’époque où elle enregistrait ses histoires sur un magnétophone à celle où les paparazzi se sont mis à la traquer, à la suite du succès de ‘Grey’s Anatomy’.

Aujourd’hui, elle est la patronne de l’équipe de scénaristes, impose sa vision aux acteurs et à l’équipe, et dirige un empire médiatique de plusieurs millions de dollars. “Je suis toujours la même, mais j’ai travaillé dur et j’ai appris à me doter des outils nécessaires pour être efficace comme femme d’affaires dans un monde plus large.”

La révolution Netflix et le spectre de l’IA créative

‘Grey’s Anatomy’ entame sa 22e saison sur la chaîne de télévision américaine ABC, mais Shonda Rhimes a démissionné de son poste d’autrice-productrice et de scénariste en chef en 2015 et demandé à ses agents de trouver un accord quand elle a constaté que les téléspectateurs migraient vers la nouvelle offre de plateformes de streaming. Deux ans plus tard, elle acceptait un contrat exclusif avec Netflix.

Shonda Rhimes est enthousiasmée par l’envergure mondiale du streaming. Lorsque ‘La Chronique des Bridgerton’ a été diffusée pour la première fois, pendant la pandémie, elle a déclaré : “le phénomène était mondial, il touchait tout le monde en même temps, et la série est devenue beaucoup plus importante que je ne l’avais imaginé”.

“Rien ne peut remplacer l’étincelle de la créativité. Si l’IA étudiait toutes mes séries et tous mes scénarios, serait-elle capable de reproduire le timbre de mon discours ? Ce serait une réplique de ce que nous avons déjà fait.”

Netflix, entreprise de la tech dotée d’importants moyens financiers, a également adopté une nouvelle approche de la production télévisuelle. “La société [ABC] commençait par dire non, et ensuite elle devait trouver comment dire oui. L’approche de Netflix était de dire oui à tout, puis de déterminer si cela pouvait réellement marcher.”

Je relève que d’après les producteurs de télévision, le revers de la médaille lorsqu’on travaille pour des plateformes de streaming, c’est l’impitoyable obsession pour les chiffres d’audience qui, selon certains, menace de niveler par le bas en alignant tout sur le plus petit dénominateur commun des séries qui ont déjà fait leurs preuves.

‘The Residence’, une série policière de Shondaland se déroulant à la Maison-Blanche, a été arrêtée plus tôt cette année après une seule saison, car les chiffres d’audience, pourtant respectables, n’étaient pas suffisants pour justifier le budget important de cette série judiciaire soignée.

Mais Shonda Rhimes assure qu’elle ne subit pas cette pression des chiffres à atteindre – en partie, admet-elle, grâce à ses succès précédents –, même si elle comprend le problème qu’il y a à déléguer la prise de décision créative à de grandes entreprises de la tech, dont les compétences résident dans l’utilisation des données et des algorithmes.

“Les plateformes de streaming recherchent un modèle pour savoir comment faire, alors que ce modèle pour développer et produire des séries télévisées, c’est en fait celui des chaînes, explique-t-elle. En tant qu’entreprises de la tech, [les plateformes de streaming] s’appuient sur les données. Elles peuvent dire : ‘ça marche, on recommence’. Mais la télévision ne fonctionne pas de cette manière.”

Elle craint que l’implacable obligation d’augmenter le nombre d’abonnés ne laisse pas le temps nécessaire à certaines nouvelles émissions pour trouver leur public. “On a besoin de ce temps. Je ne suis pas sûre que ‘Grey’s Anatomy’ aurait été reprise après 13 épisodes.”

Comme beaucoup de producteurs, Shonda Rhimes est aussi consciente des inquiétudes que suscite le recours aux outils d’intelligence artificielle (IA) dans le processus de création télévisuelle. “Tout ce qu’ils font est dérivé. Rien ne peut remplacer l’étincelle de la créativité, dit-elle. Si l’IA étudiait toutes mes séries et tous mes scénarios, serait-elle capable de reproduire le timbre de mon discours ? Elle serait capable de reconnaître des femmes fortes, intéressantes et loin d’être parfaites. Mais y aurait-il quoi que ce soit d’original ? Ce serait une réplique de ce que nous avons déjà fait, mais ce que nous avons déjà fait n’est pas ce vers quoi nous avançons.”

Engagement politique en privé

Après quelques verres de vin, la conversation s’oriente vers le sujet qui fâche dans les salles d’écriture hollywoodiennes : Donald Trump. Depuis son élection, des studios tels que Disney ont abandonné leurs initiatives en faveur de “la diversité et l’inclusion”, tandis que d’autres ont réglé leurs litiges avec le président en versant des millions de dollars. Shonda Rhimes a démissionné de son poste de trésorière du Kennedy Center [centre culturel et salle de spectacle, ndt] en février, quand Donald Trump a pris le contrôle de l’institution. Mais elle estime que l’angoisse d’Hollywood face à de telles mesures “est le cadet de nos soucis… Je ne reste pas assise comme une princesse avec une tiare sur la tête à m’inquiéter de ce qui va arriver à l’industrie du divertissement.”

Shonda Rhimes est démocrate, elle a soutenu les campagnes de Hillary Clinton et de Barack Obama, ainsi que celle de Kamala Harris, et elle s’est rendue à plusieurs reprises à la Maison-Blanche en tant qu’invitée.

“Quand les lumières s’éteignent, personne n’a plus besoin d’histoires de fantômes. Les gens ont besoin d’espoir.”

Mais elle veille avant tout à séparer son engagement politique personnel et sa position professionnelle comme dirigeante dans le monde de la télévision. “Shondaland est une société de divertissement. On a pu se voir proposer des projets où les gens nous disaient : ‘vous devriez parler de l’avortement’. Et je répondais : ‘l’avortement ne fait pas une histoire. Bien sûr, c’est un élément d’histoire, mais ce n’est pas une série’.”

Malgré tout, en tant que militante autoproclamée, elle est inquiète que les États-Unis traversent “une période vraiment difficile”, ajoutant qu’“il y a beaucoup à faire à titre personnel”. Elle travaille avec des organisations et aide à “combler les manques” là où le gouvernement a supprimé le financement de causes louables. “Je pense que je dois me concentrer sur ce qui touche les plus démunis, là où je peux être le plus utile.”

Nous terminons notre déjeuner, moi par un café et elle par un thé à la menthe. Shonda Rhimes semble fatiguée. Elle a besoin d’une sieste – au moins se couchera-t-elle plus rapidement du fait de ses pieds déjà nus – avant de partir explorer davantage Édimbourg.

Mais la reine des fins à suspense nous réserve un dernier rebondissement : elle envisage de déménager au Royaume-Uni l’année prochaine. Le moment semble opportun, dit-elle, compte tenu du niveau d’études de ses enfants. Et elle pourra se rendre plus souvent sur le tournage de ‘La Chronique des Bridgerton’. Contrairement à d’autres producteurs de télévision de gauche comme Ellen DeGeneres, qui a déménagé au Royaume-Uni après la réélection de Donald Trump, Shonda Rhimes souligne que sa décision n’est pas liée à la politique.

Elle a également un programme chargé de productions à superviser. Shondaland travaille sur deux séries historiques et une série de science-fiction – ce qui donne lieu, alors que nous nous apprêtons à partir, à une conversation passionnée sur son amour pour la reprise de ‘Doctor Who’ par Russell T.  Davies [série britannique culte, commencée en 1963, qui suit les aventures d’un extraterrestre voyageant dans le temps, relancée en 2005 avec succès, ndt].

Si la politique s’arrête aux portes de Shondaland, Shonda Rhimes admet qu’une série telle que ‘Scandal’ peut sembler moins pertinente aujourd’hui. Lorsqu’elle produisait cette série, “l’espoir régnait, tout allait bien”, dit-elle.

“C’est vraiment amusant d’écrire une histoire de fantômes quand les lumières sont allumées. Mais quand les lumières s’éteignent, personne n’a plus besoin d’histoires de fantômes. Les gens ont besoin d’espoir.”

Daniel Thomas, FT

1925 at the Pompadour
The Caledonian Hotel, Princes Street, Édimbourg, EH1 2AB

Terrasse Malbec ×2 : 30 £
Pinot Gris ×2 : 26 £
Focaccia : 7 £
Olives : 5 £
Poulet nourri au grain : 28 £
Raie au champagne : 65 £
Brocoli ×2 : 14 £
Pommes de terre à la dulse : 6,50 £
Thé en vrac : 4,50 £
Macchiato : 4,50 £
Total (service compris) : 214,31 £ (245,17 €)

© The Financial Times Limited [2025]. All Rights Reserved. Not to be redistributed, copied or modified in anyway. Le nouvel Economiste is solely responsible for providing this translated content and the Financial Times Limited does not accept any liability for the accuracy or quality of the translation.

Réutiliser cet article
Cet article est une œuvre protégée. Son utilisation donne lieu à des droits d’exploitation et de rediffusion interne et externe. Nous consulter.

L'article ne possède pas encore de commentaires !