A l’heure du rendez-vous, un serveur vient me trouver avec ce message : mon invitée aura vingt-cinq minutes de retard.
Mafalda Duarte arrive à peine huit minutes plus tard, réussissant à rattraper le retard dû à un rendez-vous prolongé au ministère britannique des Affaires étrangères. Elle fait escale à Londres avant d’aller au Portugal, et après un voyage au Brésil où elle a rencontré plusieurs des organisateurs du sommet climatique COP30 des Nations unies qui se tiendra en novembre prochain.
À la tête du Fonds vert pour le climat
Mafalda Duarte est à la tête du Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund, GCF), le véhicule d’investissement de 21 milliards de dollars de l’accord de Paris, traité international historique signé il y a près de dix ans pour lutter contre le changement climatique. En tant que plus grand fonds multilatéral pour le climat au monde, le GCF a pour mission de stimuler les investissements verts dans les pays en développement.
Nous déjeunons au Studio Gauthier, un restaurant végétalien tenu par le chef français Alexis Gauthier. Plus décontracté que son restaurant gastronomique Gauthier Soho, l’établissement situé dans le BFI Building, près de Tottenham Court Road à Londres, se présente comme “amusant, chic et élégant”. La même description pourrait s’appliquer à Mafalda Duarte. Cette économiste de 49 ans, qui travaille près de Séoul depuis qu’elle a rejoint le GCF il y a deux ans, me dit qu’elle se rend au ministère des Affaires étrangères “à chaque fois” qu’elle est à Londres.
Si les élections américaines de l’année dernière avaient eu un autre résultat, les États-Unis seraient le plus grand donateur du GCF.
Le fonds est financé principalement par des pays riches, et le Royaume-Uni est “le plus gros contributeur”, dit-elle, avec une promesse [de dons] de près de 5,1 milliards de dollars.
Ce qu’elle ne dit pas, c’est que si les élections américaines de l’année dernière avaient eu un autre résultat, les États-Unis seraient le plus grand donateur du GCF. Sous Barack Obama et Joe Biden, le pays avait promis 6 milliards de dollars au fonds, dont 2 milliards ont déjà été versés.
Le GCF a été l’une des premières victimes de l’attaque en règle menée par le président Donald Trump contre l’action climatique après sa réélection. Il a annulé les 4 milliards de dollars restants, une première pour un pays ; il a retiré les États-Unis de l’accord de Paris pour la deuxième fois, abrogé la législation visant à rendre l’économie plus verte et sabré l’USAID, l’agence américaine pour le développement international qui participait à des projets climatiques dans le monde entier.
Depuis lors, Mafalda Duarte est aux premières loges pour observer les tensions commerciales mondiales qui détournent l’attention politique de l’action climatique. Dans le même temps, les budgets consacrés à l’aide internationale, qui constituent traditionnellement une grande partie des contributions au GCF, sont réduits au profit de la défense.
Si le stéréotype de l’écolo est une personne habillée de vêtements en chanvre dans des tons ternes de vert et de marron, Mafalda Duarte est tout le contraire. Son haut fuchsia contraste avec ses boucles brunes, tandis que son pantalon blanc cassé et ses talons aiguilles semblent une gageure pour une journée passée à courir entre deux réunions à Londres. Ses ongles sont parfaitement manucurés, ses bijoux de bon goût.
Au milieu du décor de banquettes en velours vert olive et de béton poli, assise près des portes donnant sur la terrasse extérieure, Mafalda Duarte avoue qu’elle n’est jamais venue dans ce restaurant. Son équipe, explique-t-elle, l’a choisi parce qu’elle sait qu’elle aime “essayer de nouvelles choses” et qu’elle préfère une alimentation végétale. Mais en parcourant le menu, elle semble hésiter. “C’est très différent [de ce que j’avais vu]”, dit-elle. Le menu dégustation nord-africain présenté sur le site web n’est proposé qu’au dîner, ce qui nous laisse un choix hétéroclite comprenant notamment des sushis et des burgers végétaliens.
“Je ne suis pas de celles qui disent : ‘vous devez tous arrêter de manger de la viande’. Je dis simplement que si les gens pouvaient réduire leur consommation, ce serait très bénéfique pour le climat.”
Lorsque le serveur arrive, Mafalda Duarte indique qu’elle ne boit pas d’alcool. Je renonce à mon verre de vin et commande à la place une piña colada sans alcool aux fruits de la passion, comme elle.
Mon invitée a arrêté l’alcool il y a environ deux ans pour “des raisons de santé”, sans être “absolutiste” sur ce sujet. Elle adopte une approche similaire vis-à-vis du véganisme : elle mange du poisson “lors d’occasions spéciales, comme Noël”.
Mais la viande, qu’elle a arrêtée il y a sept ans, est totalement exclue de son alimentation “pour des raisons climatiques”. Le bétail est la principale source agricole de méthane, gaz au rôle majeur dans l’effet de serre. La déforestation destinée à augmenter les surfaces d’exploitation agricole contribue elle aussi beaucoup au changement climatique.
“Je ne suis pas de celles qui disent : ‘vous devez tous arrêter de manger de la viande’. Pas du tout. Je dis simplement que si les gens pouvaient réduire leur consommation, ce serait très bénéfique pour le climat.”
Aujourd’hui, elle opte pour une focaccia aux herbes et je commande des piments de Padrón. Nous décidons de partager un assortiment de onze sushis végétaliens et des “nigiris” aux asperges. Au moment où le serveur s’éloigne, Mafalda Duarte demande des frites de pois chiches. “Ça m’intrigue beaucoup.”
Elle a grandi au Portugal, où son père était électricien et sa mère comptable. “Je ne viens pas d’un milieu aisé”, note-t-elle. Elle partage son nom avec l’héroïne de la bande dessinée argentine, une jeune fille curieuse qui défend la paix dans le monde. Mafalda Duarte précise qu’elle n’a pas été nommée d’après ce personnage, mais qu’elle est “une grande fan”… “Je ne suis pas aussi douée qu’elle”, ajoute-t-elle en riant.
Du développement à la défense du climat
Mais comme le personnage de BD, Mafalda Duarte s’est toujours intéressée aux questions mondiales, dit-elle, étudiant les relations internationales au Portugal, puis obtenant un master en développement international et économie à l’université de Bradford. C’est ainsi qu’elle est arrivée en Afrique, pour mener des recherches en Angola.
“[Cette expérience] m’a vraiment bouleversée. C’est une chose de lire des articles sur la pauvreté, mais c’en est une autre de la voir de ses propres yeux”, dit-elle. La disparité entre la vie des réfugiés dans les camps et celle “des ministres […] et des élites militaires” était si “frappante” qu’elle “en a été profondément marquée”.
Elle s’est ensuite installée au Mozambique, où elle a travaillé dans la fonction publique. Son mari l’a suivie : ils sont mariés depuis vingt-cinq ans. “Il a renoncé à sa carrière pour moi” dit-elle.
“Le climat va compromettre le développement et exacerber les inégalités dans le monde. Les pays en développement seront ceux qui détermineront si nous respectons ou non [le seuil de] 1,5 °C.”
Depuis, le travail de Mafalda Duarte au sein d’organisations telles que la Banque africaine de développement et la Banque mondiale a amené sa famille à voyager à travers le monde. Leur fille aînée, âgée de 22 ans, est née en Afrique du Sud, et leurs jumelles, âgées de 13 ans, sont nées en Tunisie au lendemain du Printemps arabe.
Nos entrées arrivent. “À voir les portions, je me rends compte que nous avons beaucoup commandé”, dit-elle. Elle trouve sa focaccia “bonne”. Les piments, qui devraient être plus grillés à mon goût, sont servis sur un lit de feta végétalienne fouettée. C’est savoureux, mais le goût n’est pas celui de la feta.
Le passage de Mafalda Duarte du développement à la défense du climat a été à la fois accidentel et prévisible. Les pays les plus pauvres du monde sont touchés de manière disproportionnée par le changement climatique, malgré leurs faibles émissions historiques de gaz à effet de serre. Il est devenu évident pour elle que “le climat va compromettre le développement et exacerber les inégalités dans le monde”.
Les pays en développement seront également “ceux qui détermineront si nous respectons ou non [le seuil de] 1,5 °C” au-dessus de la température préindustrielle, limite inférieure fixée par l’accord de Paris, dit-elle. La responsabilité des émissions historiques incombe principalement aux pays riches, mais ce sont les pays en développement qui enregistrent la plus forte augmentation des émissions, en raison de leur industrialisation et de la forte hausse de leur demande énergétique.
Mais les relations entre les pays riches et pauvres en matière de climat sont compliquées, en particulier depuis la dispute sur le financement lors du sommet des Nations unies sur le climat (COP29) qui s’est tenu l’année dernière en Azerbaïdjan.
Alors que les pays développés ont convenu de prendre l’initiative de fournir au moins 300 milliards de dollars par an aux pays en développement d’ici 2035, les économistes estiment que 1 300 milliards de dollars par an sont nécessaires pour financer la lutte contre le changement climatique au niveau international. Un plan visant à atteindre ce chiffre plus élevé devrait être présenté lors de la COP30 au Brésil à la fin de l’année. “C’est l’occasion de rétablir une certaine confiance”, estime Mafalda Duarte. Le GCF compte parmi ses membres à la fois des pays développés et des pays en développement.
Lutte contre le réchauffement climatique et PIB
La conversation s’oriente vers les électeurs. Malgré les sondages qui révèlent une inquiétude généralisée face au changement climatique, les gouvernements occidentaux qui ont placé l’action climatique au cœur de leur programme ont souvent du mal à s’imposer. Au Royaume-Uni, les politiques en faveur des énergies vertes du gouvernement travailliste sont fréquemment critiquées par les partis d’opposition, qui affirment qu’elles entraîneront une augmentation des prix.
Mafalda Duarte réagit vivement à ce qu’elle qualifie de “tentative de présenter le programme climatique comme ‘anti-pauvres’”, ajoutant : “en réalité, les investissements alignés sur le climat sont un programme en faveur des pauvres. Ce sont eux qui souffrent déjà le plus des effets du changement climatique.”
“Il faut que nous soyons capables de faire comprendre aux gens ce qui est en jeu et quelles sont les conséquences de l’inaction.”
Il faut davantage mettre l’accent sur les effets du changement climatique sur la santé, ajoute-t-elle, comme la propagation en Europe, en raison du réchauffement climatique, d’espèces de moustiques vecteurs de la dengue, que l’on trouve généralement dans les régions tropicales et subtropicales. “Il faut que nous soyons capables de faire comprendre aux gens ce qui est en jeu, pourquoi nous ne pouvons pas attendre pour agir de manière plus décisive et quelles sont les conséquences de l’inaction.”
Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, les catastrophes climatiques se multiplieront, avec pour conséquence une baisse du PIB, ajoute-t-elle. “Les gouvernements ne seront absolument pas en mesure de réagir efficacement.” La Chambre de commerce internationale estime que les phénomènes météorologiques extrêmes ont coûté environ 2 000 milliards de dollars à l’économie mondiale au cours de la dernière décennie.
Pour de nombreux pays, l’augmentation des catastrophes climatiques impliquera des compromis importants. “Dans quoi va-t-on cesser d’investir parce qu’on fera face à des catastrophes ?”
Mafalda Duarte est encore en train de manger sa focaccia lorsque nos plats principaux arrivent. “C’est que je suis lente”, dit-elle au serveur. Nous jonglons avec les assiettes autour de la table pour faire de la place.
Les frites de pois chiches, qui ressemblent à du manioc, “sont très bonnes, mais très denses”, dit Mafalda Duarte. Les nigiris aux asperges sont délicieux, le meilleur plat du repas. Le reste des sushis est digne d’Instagram, mais nous sommes moins séduites. Mon invitée ignore les sushis au faux thon et au faux saumon, préférant se concentrer sur les options aux légumes.
Pendant le repas, elle a évité de mentionner les États-Unis. Mais j’insiste sur la décision de Donald Trump de revenir sur la promesse [de dons] de 4 milliards de dollars et sur le défi que représente le maintien des États-Unis au conseil d’administration du GCF, alors que leur président qualifie le changement climatique de canular.
“Les institutions doivent être plus réactives, le système doit être réformé et les institutions doivent devenir plus efficaces.”
Les États-Unis et le GCF ont trouvé un terrain d’entente dans leurs efforts pour rendre le fonds plus “efficace et garantir son impact”, répond prudemment Mafalda Duarte, dans le cadre d’un “programme de réforme” qu’elle a lancé elle-même il y a deux ans.
À l’instar d’autres institutions financières multilatérales comme la Banque mondiale, le GCF est depuis longtemps critiqué pour sa lenteur et sa lourdeur. L’examen d’un projet potentiel peut prendre jusqu’à deux ans, un délai que le fonds souhaite ramener à neuf mois. Il a déjà réduit le délai entre l’approbation d’un projet par le conseil d’administration et le premier versement des fonds de vingt-deux à quatre mois et demi, précise Mafalda Duarte.
Elle commence à s’exprimer plus librement : “Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord avec la décision de retirer des fonds destinés au climat et au GCF, car nous pensons que c’est important et que [cette aide] correspond en fait aux intérêts des États-Unis.”
“Nous ne sommes pas en désaccord avec l’idée que les institutions doivent être plus réactives, que le système doit être réformé et que les institutions doivent devenir plus efficaces.”
À la recherche d’investissements
Les États-Unis ont participé à la récente réunion du conseil d’administration du GCF, qui a été “très fructueuse”, ajoute mon invitée. Le conseil d’administration a approuvé des investissements records de plus de 1,2 milliard de dollars dans 17 projets, dont un système d’alerte précoce aux Maldives et plusieurs initiatives agricoles. Le fonds dispose désormais d’un portefeuille de 314 projets représentant 18 milliards de dollars d’investissements du GCF, ou 67 milliards de dollars si l’on inclut le cofinancement. Mafalda Duarte s’est fixé comme objectif que le GCF gère 50 milliards de dollars d’ici à 2030. Les pays ont déjà promis près de 30 milliards de dollars, dont 21 milliards ont été versés à ce jour, le reste devant être versé d’ici à 2027.
À la suite du retrait des États-Unis, elle a appelé davantage de pays à travers le monde à contribuer au GCF. Le fonds examine également la possibilité de trouver de nouveaux contributeurs, tels que des organisations philanthropiques, ou de se tourner vers les marchés financiers.
“Les scientifiques continuent de surveiller ce qui se passe [en matière de changement climatique] et leur message est le suivant : ‘c’est pire que nous pensions’.”
Seuls les États-Unis ont retiré leurs fonds, mais Mafalda Duarte admet que les futurs “cycles de reconstitution”, selon le terme consacré, au cours desquels les pays s’engagent à verser des fonds, risquent de s’avérer délicats.
Les réductions de l’aide sont néfastes à “plusieurs égards”, estime-t-elle, arguant qu’elles “ne sont pas conformes aux objectifs climatiques” ni aux efforts visant à “promouvoir le développement et la prospérité”.
Dans le même temps, les ravages causés par le changement climatique sont de plus en plus évidents, ajoute-t-elle. Rien qu’aux États-Unis, cette année, il y a eu des incendies dévastateurs à Los Angeles, des inondations soudaines à grande échelle, notamment au Texas où plus de 130 personnes ont trouvé la mort, et des vagues de chaleur répétées qui ont touché des centaines de millions de personnes.
“Les scientifiques continuent de surveiller ce qui se passe [en matière de changement climatique] et leur message est le suivant : ‘c’est pire que nous pensions’. La fenêtre d’opportunité pour investir et inverser [la tendance] se réduit.”
Elle se concentre également sur les moyens de mieux “mobiliser le secteur privé”, en envisageant d’utiliser les fonds du GCF pour réduire les risques liés aux investissements dans les pays en développement, où des questions telles que les fluctuations des taux de change ou l’instabilité politique peuvent inquiéter les investisseurs. Selon elle, la plupart des fonds destinés aux investissements climatiques devront provenir du secteur privé.
Garder espoir
J’aborde alors la question des femmes dans la finance verte. Sous la direction de son prédécesseur, le GCF a été secoué par des scandales liés à sa culture d’entreprise, faisant l’objet d’allégations de racisme généralisé, de harcèlement sexuel, d’abus de pouvoir et de relations inappropriées au sein du fonds.
Depuis ces accusations, le fonds a mis en place de nouvelles procédures, précise Mafalda Duarte. “La culture est quelque chose qui prend du temps à changer. Mais je sais très clairement ce que l’organisation doit défendre.”
Elle ajoute que, même si elle n’a encore été saisie d’aucune “affaire de ce type à la suite d’une enquête”, si cela devait arriver, “elle aurait le courage de prendre des mesures”.
“Nous avons besoin d’investissements d’une autre ampleur… Nous devons utiliser les leviers qui inciteront les gouvernements à prendre les bonnes décisions. L’espoir est vraiment important.”
Nous essayons d’attirer l’attention de notre serveur, qui jongle entre les sushis et les cocktails. Quinze minutes plus tard, Mafalda Duarte parle de son travail pour trouver de nouvelles sources de revenus tout en dirigeant les Fonds d’investissement pour le climat (CIF) [de la Banque mondiale, ndt], tandis que je murmure : “on n’aura jamais ces cafés”. Le serveur arrive en s’excusant, et nous commandons un americano et un thé.
Lorsque la Banque mondiale a dû nommer un nouveau président en 2023, le nom de Mafalda Duarte a été fréquemment mentionné, mais elle n’était pas intéressée à l’époque, dit-elle. Après deux ans d’un mandat de quatre ans au GCF, qui peut être prolongé de quatre ans, elle promet de réévaluer sa prochaine décision dans un an environ. “Pour l’instant, je suis très heureuse.”
Mais avec Donald Trump à la Maison-Blanche, les guerres et les tensions commerciales, ainsi que la multiplication des avertissements des scientifiques qui soulignent que le monde risque de dépasser 1,5 °C [d’augmentation de la température, ndt], je ne peux m’empêcher de lui demander si tout est perdu. “Le verre est à moitié plein”, répond-elle.
Les gouvernements “accordent actuellement la priorité à d’autres choses”, mais des progrès sont réalisés. Lorsque l’accord de Paris a été signé, le monde était en passe d’atteindre une augmentation de la température de 3,4 °C par rapport au niveau préindustriel, explique-t-elle, mais au cours de la décennie qui a suivi, ce chiffre est tombé à 2,5 °C.
“Cette transition doit être beaucoup plus rapide. Nous avons besoin d’investissements d’une autre ampleur… Nous devons utiliser les leviers qui inciteront les gouvernements à prendre les bonnes décisions.”
Notre déjeuner a duré près de trois heures et Mafalda Duarte est, une fois de plus, en retard pour sa prochaine réunion. Tout au long de notre conversation, elle a insisté sur la nécessité de garder espoir, semblant rester optimiste même face à des défis de taille. “L’espoir est vraiment important”, dit-elle.
Son défi immédiat est plus modeste. Elle consulte la carte sur son téléphone, se demandant si elle doit prendre un taxi.
BFI Building, 21 Stephen St, Londres W1T 1LN
Piments de Padrón grillés : 10 £
Focaccia aux herbes : 6 £
Nigiris aux asperges : 9 £
Petits sushis : 18 £
Frites de pois chiches : 5 £
Piña colada sans alcool aux fruits de la passion ×2 : 14 £
Eau pétillante : 5 £
Americano : 3,35 £
Thé : 3 £
Total, service compris : 84,35 £ (97,35 euros)
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