Lieu emblématique de Saint-Ouen, la patinoire municipale conçue par l’architecte Paul Chemetov en 1979 va être transformée en lieu culturel. Le bâtiment impressionne avec ses deux poutres en acier de 90 m, son immense verrière et sa taille (1 200 m² au rez-de-chaussée et 1 790 m² à l’étage). Faute d’entretien, il s’était dégradé au point d’aboutir à sa fermeture en 2020. “De l’eau commençait à couler sur les installations électriques”, rapporte Jérôme Brachet, directeur adjoint des services aménagement, développement économique et bâtiment.
La ville souhaite garder la propriété du bâtiment, la maîtrise de la programmation et de la fixation des tarifs.
L’équipe municipale nouvellement élue a alors réalisé un audit bâtimentaire et engagé 250 000 euros en 2021 pour sécuriser l’équipement et permettre aux commerces situés au rez-de-chaussée de poursuivre leurs activités.
Mais que faire des lieux ? L’équipe municipale a décidé, en 2022, de consulter les habitants pour déterminer l’avenir du site. Résultat : à une large majorité, ceux-ci demandent que l’équipement sportif soit désormais dévolu à la culture. “À la suite de ce choix, nous avons installé ce qu’on appelle de l’urbanisme transitoire, pour préfigurer ce qui pourrait être fait au sein du bâtiment. Cette étape nous a aussi servi de test pour faire venir des artistes, des chorégraphes comme Benjamin Millepied, des artistes pour y créer et y exposer. Ces expositions ont rencontré beaucoup de succès”, détaille Jérôme Brachet.
Un coût de 21 millions d’euros
Pour la mairie, le futur espace doit être “un lieu fédérateur qui rassemble l’ensemble de la population, quelle que soit sa catégorie socioprofessionnelle et quel que soit son âge, ajoute le directeur adjoint. Il y aura des expositions mais ce sera aussi un lieu de destination, avec des activités de divertissement tels qu’un bowling et de la restauration.”
Le coût total de la réhabilitation du bâtiment est estimé à près de 21 millions d’euros. 11 millions seront apportés par la Métropole du Grand Paris et la région Ile-de-France. Les 10 autres millions proviendront de la ville. “Dans quelques semaines, nous lancerons une consultation pour trouver un groupement composé d’un investisseur, d’un opérateur et d’un exploitant, c’est-à-dire un groupement qui investira financièrement dans les aménagements intérieurs (en sus des 21 millions d’euros d’investissement public pour la réhabilitation). L’opérateur portera l’ensemble des travaux et l’exploitant sera chargé de gérer et d’exploiter le lieu via une délégation de service public”, ajoute le directeur général adjoint. La ville souhaite garder la propriété du bâtiment, la maîtrise de la programmation et de la fixation des tarifs. L’ouverture est prévue en 2029.
A. T.
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