Le département de Seine-et-Marne veut profiter de ses atouts pour dynamiser le tourisme vert. Seine-et-Marne Attractivité a publié, en mars, une étude d’évaluation des retombées économiques liées à la pratique de l’escalade autour de la forêt de Fontainebleau. Elle a été réalisée avec Essonne Tourisme, l’Office national des forêts, le Parc naturel régional du Gâtinais français, la région Ile-de-France et la communauté de communes du Pays de Nemours.
“Il s’agit d’une clientèle de CSP+ dont le niveau de dépenses est assez élevé, mais ne bénéficie qu’en partie au territoire”
La pratique de l’escalade est en plein essor, liée à l’après-covid et le besoin de nature. Selon l’étude, l’ensemble des grimpeurs (touristes, excursionnistes, habitants) représentent entre 1,1 et 1,3 million de journées d’escalade par an en forêt de Fontainebleau. “Il s’agit d’une clientèle de CSP+ dont le niveau de dépenses est assez élevé, mais ne bénéficie qu’en partie au territoire car nous ne proposons pas tous les services nécessaires”, observe Pascal Gouhoury, président de Seine-et-Marne Attractivité. Cette clientèle dépense localement entre 23 et 26 millions d’euros chaque année, soit 32 euros pour un touriste et 19,5 euros pour un excursionniste. “L’idée serait d’augmenter le panier moyen, en organisant par exemple des allers-retours en navette entre les gîtes et hôtels et les lieux d’excursion, en proposant de la vente de matériel sur place… Cela pourrait aller jusqu’à la proposition de consultation chez des kinés et d’activités de bien-être le soir”, poursuit le responsable.
Des activités fluvestres
L’attrait pour le tourisme vert a aussi poussé le département, qui compte plus de 440 km de voies navigables et plus de 22 millions de touristes par an, à s’intéresser de plus près à ses fleuves. Seine et Marne Attractivité a signé en décembre dernier un partenariat avec Voies navigables de France pour développer le tourisme dit “fluvestre”, comprenant toutes les activités liées au fleuve. “Deux études menées en 2022 sur la Marne, la Seine et leurs affluents nous ont démontré que nous pouvions organiser des balades et des activités autour des fleuves et répondre aux nouveaux modes de mobilité comme le ‘boat and bike’ , des croisières itinérantes en péniche qui permettent de se rendre d’un port à l’autre et de visiter les lieux à vélo”, indique Pascal Gouhoury.
Les deux acteurs prévoient de lancer des appels à projets pour l’implantation d’activités de loisirs nautiques, des guinguettes et des hébergements atypiques du type hébergements flottants. C’est le cas déjà du port de Ferté Confluences, situé sur la Marne.
A. T.
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