La Fondation Saint-Joseph doit inaugurer en mai prochain le nouveau site de l’hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine. Par rapport au précédent, il verra ses capacités augmentées de 30 % en chirurgie et disposera de 19 blocs opératoires. “L’établissement actuel n’était plus aux normes. Nous en avons construit un nouveau, à proximité, en regardant comment en maintenir l’efficience tout en répondant aux besoins. Nous augmentons les capacités opératoires mais le nombre de lits et de chambres reste inchangé”, indique Régis Moreau, directeur général du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph. Une équation rendue possible par la réduction de la durée de séjour des patients. L’investissement de 175 millions d’euros pour les travaux a été financé par des fonds propres (plus de 30 millions), un emprunt de 35 millions, la vente de l’ancien foncier à hauteur de plus de 50 millions et une aide de l’Agence régionale de santé.
L’investissement de 175 millions d’euros a été financé par des fonds propres, un emprunt, la vente de l’ancien foncier et une aide de l’Agence régionale de santé.
Complémentarité
L’hôpital Marie-Lannelongue fait partie intégrante, depuis 2020, de la fondation, qui comprend aussi l’hôpital Paris Saint-Joseph. Les deux établissements étant complémentaires. “Les deux hôpitaux, qui sont des établissements de santé privés d’intérêt collectif, travaillaient déjà ensemble dans la prise en charge de patients. Saint-Joseph avait aussi, par exemple, transféré son activité de chirurgie cardiaque à Marie-Lannelongue. La fusion a eu lieu à la suite des difficultés économiques rencontrées par ce dernier”, raconte le directeur général. “Marie-Lannelongue a développé une expertise en chirurgie cardiaque, pulmonaire, thoracique, et dans les transplantations, une monoactivité chirurgicale économiquement très fragile, tandis que Paris Saint-Joseph, d’une taille plus importante, est beaucoup plus polyvalent”, précise Régis Moreau.
En 2025, l’activité de la fondation a augmenté, pour un budget de 560 millions d’euros. Le déficit a atteint 0,6 %. “Des surcoûts ont été rajoutés et non financés par l’État. Au 1er janvier, la fondation doit désormais payer la taxe d’apprentissage d’1,6 million d’euros. La masse salariale évolue également avec l’ancienneté et la technicité des salariés. Chaque année, nous devons donc améliorer l’efficience de nos établissements pour compenser ces augmentations et financer la recherche et l’innovation”, observe le directeur général. La fondation développe aussi des projets à Paris Saint-Joseph autour notamment d’un Institut de la vue et d’un centre de réadaptation cardiaque. Sont également en projet des centres d’urologie et d’oncologie.
A. T.
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