La longue traîne de décennies de contresens économique s’inscrit dans les douanes tricolores. En 2025, c’est soulagement. Le déficit commercial plafonne à 69,2 milliards d’euros. Pour l’essentiel grâce à une facture d’importations d’énergie divisée par trois par rapport au record de l’automne 2022. Pendant ce temps, le solde agricole et agroalimentaire touche un plus bas historique de 200 millions d’euros d’excédent au lieu des habituels 5 milliards. Un lointain passé tient ce présent alarmant. C’est l’ancien président Jacques Chirac qui avait négocié à Bruxelles des subventions appréciables pour l’agriculture, mais paralysantes pour la quête future d’adaptations efficaces.
Les investissements directs à l’étranger des entreprises sont continûment plus importants qu’en sens inverse les arrivées sur le sol français. Pourtant le “budget Lecornu” a rajouté une couche sur la fiscalité du capital.
Depuis les années 2000, la France vit à l’abri de l’anesthésiant de la zone euro. Les surplus des autres États membres masquent nos déficiences. Mais attention, l’excédent de transactions courantes (marchandises et services) de la zone euro baisse à vue d’œil. Il a reculé l’an dernier d’un point de PIB pour s’établir à 1,7 % de PIB. L’heure approche où les partenaires réclameront de Paris ses engagements. Il faut siéger au Palais-Bourbon pour oublier que le déficit budgétaire entretient une demande intérieure excessive qui débouche sur un déficit extérieur auto-entretenu. Au nom de quoi les “voisins” garantiraient à vie nos fins de mois payés par l’endettement ?
Certes, à ses débuts, le macronisme a agi pour redonner au coût du travail une compétitivité. Le manque d’innovation et l’assaut des normes ont effacé ces efforts. Pas de quoi stopper un mouvement masqué depuis longtemps. Les investissements directs à l’étranger des entreprises sont continûment plus importants qu’en sens inverse les arrivées sur le sol français. La rentabilité du capital est plus forte ailleurs ! Pourtant le “budget Lecornu” a rajouté une couche sur la fiscalité du capital. Après ça, d’aucuns s’étonnent qu’un Bernard Arnault déplore des politiques publiques incitant au départ des entreprises.
Jean-Michel Lamy
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