Revue de presse

Les meilleures punchlines de la rentrée

Où il est question entre autres de notre classe politique, d’un bourbier et d’un arrangeur

La sélection des meilleures punchlines par le Nouvel Economiste © Freepik

Une sélection proposée par Philippe Plassart

Top 5 (en toute subjectivité)

“Vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement, mais vous n'avez pas le pouvoir d'effacer le réel.” François Bayrou, devant les députés lors de la question de confiance

“La vie politique est une pièce de théâtre totalement décalée se jouant dans une salle vide.” Jérôme Fourquet dans Le Figaro

“Le Palais Bourbier.” Wally Bordas, auteur de ‘Palais Bourbier - Chroniques d'une France ingouvernable’

“Pognon de dingue, pognon d’épargne.” Lucie Schmidt

“Pour être candidat à la présidentielle, il faut avoir une case en moins ou une case en trop.” Sébastien Lecornu

Sur Sébastien Lecornu

“Le moine-soldat.” dans Les Échos

“Un mousquetaire à Matignon.” Christophe Jakubyszyn

“Il a un côté chiraquien normand à l’aise avec les gens.” Alain Duhamel

“Macron est un jeune d’apparence, vieux très tôt dans sa tête ; Lecornu est un vieux d’apparence depuis le plus jeune âge, triste et passe-muraille.” Laurent Joffrin

“Charmeur et roublard, il peut jouer une mi-temps dans chaque camp mais termine toujours le match avec l’équipe gagnante.” Vincent Trémolet de Villers

Toute flagornerie mise à part

“Il excelle à comprendre les situations, c’est un habile négociateur.” Valérie Lecasble

“Un arrangeur, tout le contraire d’Emmanuel Macron.” Franz-Olivier Giesbert

Sur la nomination d’une personnalité du “bloc central” à Matignon

“Une mission ‘fou-pou-d’av.’” Autrement dit, “foutue pourrie d’avance”, expression des GI plongés dans le chaos normand au lendemain du Débarquement, dans ‘Il faut sauver le soldat Ryan’, citée par Jérôme Fourquet dans Le Figaro

Sur Emmanuel Macron

“Comme tous les politiques, il pense déjà à la prochaine élection. Il serait capable de se présenter à celle de 2032 même sur une civière.” Franz-Olivier Giesbert

“Il a toujours la volonté de faire rentrer le pied droit dans la chaussure gauche.” Nicolas Sarkozy

Sur la classe politique du pays

“Un bocage desséché.” Sonia Mabrouk dans Le JDD

“En état avancé d'inutilité.” Éric Le Boucher

“La valse des pantins.” Philippe Meyer dans Le Nouvel esprit public

“La république des autruches.” Alexis Karklins-Marchay

Sur François Bayrou

“Il a souvent donné l’impression de planer au-dessus de la réalité.” Yves Thréad

“Depuis qu’il sait lire, il veut rentrer dans les livres d’Histoire.” Alain Duhamel

“Un homme de compromis incapable de faire des concessions.” Laurent Joffrin

“Il est habité par la dette.” dans Le Monde

Sur Marine Le Pen

“Jean-Pierre Raffarin avait créé le club ‘Giscardisme et modernité’. Marine Le Pen vient d’inventer le concept ‘Dégagisme et respectabilité’.” Patrick Cohen sur France Inter

Sur Jean-Luc Mélenchon

“Mussolini en 1920.” Philippe-Joseph Salazar, rhétoricien

Sur la situation de la France

“L’enlisement.” Alain Duhamel dans Le grand témoin sur RTL

“Dans la vase.” Antoine Foucher dans Le Nouvel esprit public

“Un pays qui va mal mais où tout ne va pas mal.” Pierre Gattaz

Sur les Français

“Un peuple brillant et… dangereux.” Alexis de Tocqueville, cité par Alain Duhamel

“Une solidarité à la Ruy Blas où chacun se jette sur le trésor public.” Jean-Louis Bourlanges

“Le réalisme c’est, dans le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, la rage de Caliban reconnaissant son visage dans le miroir ; le romantisme c’est la rage de Caliban ne reconnaissant pas son image dans le miroir. Les Français sont à la fois l’un et l’autre. Quand ils voient les Français, ils reconnaissent leur image et par haine de soi, ils s’opposent aux parlementaires ; quand ils voient le président de la République, ils ne reconnaissent pas leur image et ils veulent le chasser.” Jean-Louis Bourlanges (bis)

Varias

Sur Nicolas Sarkozy

“Un orchestre à lui tout seul.” Patrick Cohen (sur France inter)

Sur la vidéo de Thomas Legrand et Patrick Cohen avec deux dirigeants du Parti socialiste

“Une adaptation maladroite de la série ‘Baron noir’.” Ferghane Azihari

“La gauche se promène dans les couloirs de l’audiovisuel public comme un aristocrate dans ses propriétés.” Vincent Trémolet de Villers

Sur les compétences économiques de Mélenchon et Le Pen

“Leur crédibilité en matière budgétaire vaut à peu près celle de Lance Armstrong dans la lutte antidopage.” Pierre-Antoine Delhommais dans Le Point

Sur Bernard Arnault et les “ultra-riches”

“Lui et ses semblables sont devenus les cibles emblématiques d’une pensée magique. Ils sont comme ces poupées vaudoues dans lesquelles on plante des aiguilles pour les atteindre, j’imagine, au portefeuille.” François Bayrou

Sur l’absence de lucidité des Européens

“On dit souvent que quand le singe montre la lune, l’imbécile regarde son doigt. Il me semble que les Européens oublient la lune chinoise et se concentrent beaucoup sur le doigt de Trump.” David Djaïz


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2 commentaires sur “Les meilleures punchlines de la rentrée”

  1. Et si la 6ᵉ République était une renaissance ?
    Non pas un simple changement institutionnel, mais une République apolitique, née par le peuple, avec le peuple et pour le peuple.
    Comme l’ont montré Pierre Rosanvallon (La contre-démocratie) ou les débats autour du tirage au sort citoyen, la représentativité ne peut plus se limiter à des partis enfermés dans leurs guerres de coulisses.
    Une telle République garantirait enfin la voix réelle des citoyens, loin des logiques individualistes et sectaires.

  2. Ces punchlines, brillantes ou cruelles, reflètent toutes un même malaise : un pouvoir réduit au théâtre, qui s’use dans la mise en scène et s’enlise dans le réel.
    Elles disent à la fois l’impuissance des gouvernants, la lassitude des gouvernés et la vacuité des institutions.

    Mais au-delà du cynisme, elles posent une question : que reste-t-il du pouvoir, sinon la nécessité de se confronter au réel ?
    Si le spectacle continue, c’est peut-être moins par croyance que par habitude.
    Le devenir du pouvoir passera par sa capacité à se réinventer hors du “Palais Bourbier” et à retrouver un lien vivant avec la société.
    À défaut, il restera ce qu’il est décrit ici : une valse de pantins dans une salle vide.

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