91 - Énergies renouvelables

L’Essonne crée une SEM pour booster sa transition énergétique

La nouvelle structure vise à financer les projets de production et à fédérer les acteurs

L’Essonne crée une SEM pour booster sa transition énergétique © Freepik

Par Sophie Sébirot

Favoriser les projets de production d’énergie renouvelable sur le territoire de l’Essonne : tel est l’objectif de la Société d’économie mixte (SEM) Essonne Énergies, créée en juillet dernier. Cette nouvelle entité regroupe 14 actionnaires publics (dont des collectivités locales) et privés dont l’ambition est de soutenir, accompagner et financer les projets de production d’énergie renouvelable. Son capital initial est de 4,95 millions d’euros. Le conseil départemental, avec 34,85 % du capital, est le premier actionnaire. Nicolas Méary, vice-président en charge de la biodiversité et de la transition écologique de l’assemblée départementale, a été élu président de la nouvelle structure par le conseil d’administration.

Cette nouvelle entité regroupe 14 actionnaires publics et privés. Le conseil départemental, avec 34,85 % du capital, est le premier actionnaire.

La nouvelle structure permettra de répondre à un triple enjeu pour le territoire essonnien : l’urgence climatique et la transition énergétique, la maîtrise publique de l’énergie pour mieux en contenir les coûts, actuellement très volatils, et la mutualisation des moyens et des expertises.

Une compétence jusque-là morcelée

La SEM Essonne Énergies est l’une des 15 mesures du “plan Eco-Ambition91”, adopté en 2023 par le conseil départemental, qui souhaite mettre en œuvre des mesures d’adaptation et de protection du territoire essonnien. “Lors d’un diagnostic en 2019, le département s’est rendu compte que seulement 6 % de la consommation d’énergie était produite dans l’Essonne, avec une forte dépendance aux énergies fossiles”, témoigne Jessica Lapert, chef de projet transition énergétique au département de l’Essonne. “Par ailleurs, la compétence était morcelée, avec l’existence de multiples syndicats”, ajoute-t-elle. La SEM Essonne Énergies doit donner une cohérence à l’ensemble des actions du département en matière d’énergies renouvelables et compléter ou accompagner l’offre privée là où elle est défaillante.

Apporter une expertise technique

La nouvelle SEM vise également à apporter une expertise technique pour accompagner le montage et faciliter la conduite des projets, une gouvernance partenariale et un accompagnement inscrits dans la durée, ainsi que des financements. Elle se concentrera sur les trois filières prioritaires que sont le photovoltaïque, la géothermie et la méthanisation.

La nouvelle SEM vise également à apporter une expertise technique pour accompagner le montage et faciliter la conduite des projets.

Un premier portefeuille de projets est estimé à 40 millions d’euros. “Nous sommes dans une phase de construction, de tri et de choix des projets. Notre objectif à l’heure actuelle est de faire un état des lieux des projets existants, d’étudier ceux qui ont déjà commencé, de regarder leur degré de maturité et s’ils sont pertinents d’un point de vue financier”, souligne Jessica Lapert. Et de poursuivre : “nous avons ainsi une trentaine de projets utilisant le photovoltaïque, qui est actuellement la technique la mieux maîtrisée par les acteurs tant publics que privés. La géothermie est plus compliquée à mettre en place et des acteurs existent déjà dans ce secteur. Un projet de méthanisation est dans une phase d’étude de faisabilité”.

L’objectif est de parvenir à une puissance installée de 30 MW d’ici à 2030, afin de réduire l’empreinte carbone du département. “La SEM Essonne Énergies est dimensionnée aux besoins actuels du département. Elle a bien sûr vocation à s’agrandir”, indique Jessica Lapert, qui espère que le développement et la réussite des projets retenus inciteront d’autres acteurs à devenir actionnaires de la nouvelle structure.

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