Edouard Laugier,
en collaboration avec Veracash
Quand on parle de gestion de patrimoine, on pense souvent immobilier, assurance-vie, actions. Où placez-vous l’or dans cette hiérarchie ?
Longtemps, l’or a été considéré comme un plan B, réservé aux connaisseurs. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, l’or est un actif de diversification à part entière, au même titre que l’immobilier, le PEA ou les actions, même si la répartition dépend du profil de risque et des conseils des professionnels de la gestion de patrimoine et de l’investissement. Chez Veracash, nous observons un changement de paradigme très concret : l’or est passé d’un produit de niche à un placement de plus en plus “mainstream” des stratégies patrimoniales. En témoignent d’ailleurs nos résultats 2025 par rapport à 2024 : + 49,9 % de dépôts en valeur, + 41 % de membres (clients) dépositaires, + 42 % d’utilisation de la carte de débit Mastercard, + 47 % de virements sortants qui matérialisent également une vente de métal. À date, Veracash conserve 3,4 tonnes d’or et 41,5 tonnes d’argent métal pour le compte de ses membres.
“L’or doit être considéré comme un véritable pilier de la diversification d’investissement.”
Aujourd’hui, quel rôle l’or peut-il jouer dans une stratégie de gestion de patrimoine pour un particulier ?
Historiquement, l’or était surtout présenté comme une assurance du patrimoine qui, s’il ne verse ni coupon ni dividende, s’avère à la fois contracyclique en cas de crise et efficace sur le long terme. D’ailleurs, l’or affiche une performance annualisée d’environ 9 % en dollars depuis 1971. Son autre atout majeur est la liquidité : une pièce ou des grammes d’or détenus via Veracash se convertissent en cash quasi instantanément, par revente ou simple paiement par carte. L’or doit être considéré comme un véritable pilier de la diversification d’investissement. Certains modèles théoriques, comme le “portefeuille permanent” d’Harry Browne, recommandaient jusqu’à 25 % d’or. Nous sommes beaucoup plus prudents. Des gestionnaires d’actifs comme Ray Dalio sont récemment passés de 7,5 % à environ 15 % d’or dans leurs allocations recommandées. Enfin, le comportement d’achats des banques centrales, ou encore l’essor des ETF or, confirment que la demande est structurellement solide. L’or n’est plus un actif dormant, mais une brique stratégique à part entière dans la gestion de patrimoine.
Qu’est-ce que Veracash propose pour bien investir sur ce marché marqué aujourd’hui par sa forte volatilité ?
Il est vrai que l’or reste un actif volatil. Veracash est régulé comme établissement de paiement par l’ACPR et la Banque de France. Nous n’avons pas le droit de faire du conseil en investissement et nous ne promettons jamais de rendement. En revanche, nous accompagnons nos clients par beaucoup de pédagogie et en les incitant à adopter une logique d’investissement programmé – le fameux “dollar cost averaging” qui consiste à investir, par exemple, 50 euros tous les mois pour tenir une approche moyen‑long terme, déconnectée des émotions. Notre valeur ajoutée est aussi sur la sortie et la fiscalité, souvent le point d’interrogation des particuliers : en France, la taxation de l’or peut être très confiscatoire si elle n’est pas anticipée. Nous avons obtenu que nos “jetons” d’investissement soient fiscalement assimilés à des bijoux, ce qui permet d’appliquer, selon les cas, soit la taxe forfaitaire à 6,5 %, soit la taxe sur les plus‑values, en choisissant la solution la plus avantageuse pour le client. Mieux encore, pour toute vente inférieure à 5 000 euros, il n’y a ni déclaration ni fiscalité. Ce couple simplicité‑fiscalité fait la force de notre offre sur le marché auprès de nos clients.
“Nous disposons du passeport européen pour nous déployer sur des marchés clés comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Belgique.”
Quels sont vos enjeux pour 2026 et les années à venir ?
Nos priorités pour les prochaines années se jouent à la fois sur la géographie, le produit et les équipes. D’abord, l’internationalisation : aujourd’hui, nous adressons principalement la France mais via notre établissement de paiement, nous disposons du passeport européen pour nous déployer sur des marchés clés comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Belgique. Ensuite, nous devons accompagner la forte hausse des volumes. Cela implique d’améliorer en continu le produit et de renforcer massivement nos équipes avec les bonnes compétences pour soutenir notre changement d’échelle.
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