Libre opinion,
par Robert Lafont, fondateur d’Entreprendre
Quand on est gros ou puissant, on peut racheter qui l’on veut. Quand on est plus petit, on a moins de moyens et une solution consiste à trouver un partenariat ou une mise en commun avec des opérateurs complémentaires à votre activité. En cas d’alliance plus poussée, un “+1” peut même faire 3, voire plus selon les cas. Le statut juridique du GIE (groupement d’intérêt économique) a même été créé pour favoriser la coopération entre sociétés sans avoir à changer de statut ni à perdre son indépendance.
Le statut juridique du GIE a été créé pour favoriser la coopération entre sociétés sans avoir à changer de statut ni à perdre son indépendance.
Certains l’ont bien compris. Prenez Omer-Decugis (285 M€ de chiffre d’affaires, 252 salariés), spécialiste de la production et de la distribution de fruits et légumes frais exotiques : pour pouvoir investir 50 M€ dans une nouvelle plateforme logistique géante à Dunkerque, le groupe familial de Rungis (Val-de-Marne) s’allie et crée une joint-venture 50/50 avec le groupe anglais PropWorld. Une alliance qui permettra de lancer rapidement un nouvel entrepôt de 25 000 m², entraînant la création de 400 emplois, se félicite déjà le PDG Vincent Omer-Decugis.
En Alsace, Esaris Industries, groupe familial d’Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin), va devenir une belle ETI de la connectique pour environnements sévères avec 100 M€ de chiffre d’affaires et 720 salariés grâce à un rapprochement opportun avec une PMI complémentaire de la Sarthe, SCM, qui apporte dans la corbeille son laboratoire d’essai et ses 26 ingénieurs. Cette mise en commun n’est ni un rachat ni une fusion-absorption, mais se fait par simple échange d’actions.
Chefs d’entreprise, il y a des solutions ingénieuses de partenariat à trouver dans votre environnement proche avec des fournisseurs, des clients, des sous-traitants, des prestataires ou des collaborateurs. Ne tardez pas, soyez imaginatifs et surtout passez vite à l’action ! Time is money.