Le Billet

Pour un “corridor économique de la présidentielle”

“Crise d’Ormuz” ou pas, l’exécutif doit déclarer la paix des braves sur les dépenses pour maintenir le pays à flot

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Le 19 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a revu à la baisse de 0,3 % la croissance 2026 et à la hausse de 0,7 % l’inflation. Deux mouvements violents pour une zone euro en convalescence. Même dans l’hypothèse d’un cessez-le-feu imminent dans le golfe Persique, le délai d’absorption des désordres actuels dans les chaînes de valeur mondiales pourrait prendre six mois. Les ressorts d’une dictature islamiste chiite appuyée sur les gardiens d’une mythique “révolution” ont été mal appréciés par la Maison-Blanche. Les diplomates au chevet du détroit d’Ormuz en témoignent. Chaque jour s’allonge la liste des secteurs déjà touchés par les hausses de prix du baril et du gaz. “Des chocs pourraient survenir de manière inattendue et se propager rapidement”, s’alarme la BCE en pensant aux risques sur la stabilité financière.

Dans la crise qui vient, le Premier ministre et son gouvernement devraient décréter la paix des braves pour maintenir le pays à flot.

Maillon faible macroéconomique de la zone euro, la France est sur la sellette. Une excellente opportunité pour qu’enfin les habitués du “quoi qu’il en coûte” se penchent sur un passé politique fabriquant d’endettement à tout va. Il est tellement simple d’effacer de la mémoire la double peine de la générosité sociale payée par moins de production et plus de déficits publics. De la retraite à soixante ans de François Mitterrand aux trente-cinq heures de Lionel Jospin, les exemples ne manquent pas. C’est pourquoi dans la crise qui vient, le Premier ministre et son gouvernement devraient décréter la paix des braves pour maintenir le pays à flot. Ce “corridor économique de la présidentielle” comprendrait le strict respect du niveau de dépenses publiques, un moratoire sur les demandes sociales, la reconfiguration des urgences essentielles avec un mode d’emploi fiscal sauvegardant le bilan des entreprises. Ce consensus de la survie est radical. La seule option pour éviter de sombrer dans le désarroi financier d’emprunts trop chers.

Jean-Michel Lamy


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