Chargée de promouvoir l’attractivité touristique du département, l’agence Val-de-Marne Tourisme traverse de sérieuses turbulences depuis que le conseil départemental a décidé en octobre dernier de couper les subventions à cette association, présente sur le territoire depuis vingt-cinq ans. En octobre dernier, Olivier Capitano, le président du département avait annoncé à Val-de-Marne Tourisme sa volonté de couper le robinet financier, en raison d’un contexte budgétaire difficile pour la collectivité locale.
Les 900 000 euros de subventions étaient largement financés par les 750 000 euros de taxes touristiques départementales collectées chaque année auprès des hôteliers.
Réunie en conseil d’administration en novembre dernier, la structure a cependant voté contre son auto-dissolution. Mais sans subventions départementales, la survie de Val-de-Marne Tourisme et l’avenir des douze salariés qui y travaillent restent très incertains.
Une décision “injuste”
Les 900 000 euros de subventions étaient largement financés par les 750 000 euros de taxes touristiques départementales collectées chaque année auprès des hôteliers du département. “Avec la fin du comité départemental de tourisme il n’y aura plus d’action touristique, mais le département va continuer à prendre cet impôt aux hôteliers. Cette décision injuste qui a été prise sans consultation des hôteliers va entraîner des conséquences catastrophiques pour notre département”, s’est ému sur les réseaux sociaux Christophe Arietano, directeur de l’hôtel Comfort à Rungis et cofondateur du club hôtelier du Val-de-Marne.
“Sur le plan budgétaire également, cette décision ne paraît pas fondée, puisque la subvention versée à cette association est en grande partie couverte par le produit de la taxe additionnelle à la taxe de séjour recouvrée par le département et ne représente donc pas une charge supplémentaire pour le budget départemental”, s’est indigné de son côté le groupe Val-de-Marne en commun (PCF) auprès du département.
De son côté, le département a fait savoir que la suppression des subventions s’inscrivait dans un contexte “d’épargne nette nulle”, de “dépenses sociales qui continuent de croître” et “d’efforts complémentaires demandés aux collectivités locales dans le cadre du projet de loi de finances 2026 qui représenteront inévitablement une charge supplémentaire”.
B. C.
Le pays de Brie mise sur les bords de Marne pour doper le tourisme
Tourisme et emploi, pari d'avenir pour Plaine Commune
Paris et la région en manque de coordination touristique
Le tourisme, nouvel axe fort d’attractivité en Seine-Saint-Denis
Les Hauts-de-Seine préparent une charte du tourisme durable