Edouard Laugier,
en collaboration avec Oklima
Les entreprises seront de plus en plus tenues d’évaluer leur empreinte climatique. De quoi s’agit-il concrètement ?
Il existe différentes méthodes pour mesurer l’empreinte carbone d’une entreprise. L’Ademe, à travers sa méthodologie Bilan Carbone, le GHG Protocol, ainsi que la norme ISO 14069, proposent par exemple une classification en trois périmètres (scopes 1, 2 et 3), qui permet de distinguer les sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) selon leur origine. Le scope 1 regroupe les émissions directes liées aux activités de l’entreprise, comme la consommation de carburant des véhicules de fonction. Le scope 2 correspond aux émissions indirectes liées à la consommation d’énergie, par exemple celles associées à la production de l’électricité ou du chauffage achetés par l’entreprise. Enfin, le scope 3 inclut toutes les autres émissions indirectes générées par l’activité : achats de produits et services, transport et logistique, déplacements professionnels des collaborateurs, traitement et recyclage des déchets, etc. Une autre méthode est celle de la Net Zero Initiative (NZI), qui repose sur trois piliers : A, B et C. Le pilier A regroupe toutes les émissions de l’entreprise (directes et indirectes), le pilier B concerne les émissions générées chez les autres acteurs de l’écosystème, et le pilier C correspond aux stocks de carbone (séquestration). L’intérêt de ce cadre est qu’il permet non seulement d’agir sur la réduction de ses propres émissions et de celles des autres, mais aussi de contribuer à l’augmentation des puits de carbone à l’échelle mondiale.
Quel est l’état actuel des émissions de carbone en France ?
En 2024, les émissions de carbone en France ont reculé de 1,8 %, selon le Citepa, l’organisme indépendant chargé de mesurer les gaz à effet de serre. Mais cette baisse reste très insuffisante au regard des trajectoires indispensables pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique. La gravité du problème n’est encore pas pleinement prise en compte.
Comment Oklima accompagne les entreprises ?
Oklima propose une sélection de projets de contribution carbone adaptés aux besoins spécifiques des entreprises, dans deux grands domaines : l’agriculture et la forêt. En France, l’agriculture représente environ 20 % des émissions de GES, selon le Citepa. Souvent perçue comme une partie du problème, elle détient pourtant aussi une partie de la solution, notamment grâce au potentiel de stockage du carbone dans les sols. Nous accompagnons ainsi deux profils d’entreprises : celles du secteur agroalimentaire souhaitant réduire leur scope 3, et celles désireuses de soutenir une initiative agricole sur leur territoire d’implantation ou dans leur région d’activité.
“Nous accompagnons des entreprises françaises de toutes tailles en proposant des projets adaptés à chaque capacité de financement.”
Du côté forestier, nous développons des projets axés sur la préservation et la restauration des écosystèmes. Cela inclut le reboisement de forêts après un incendie, une tempête, un échec de plantation ou un dépérissement sanitaire, ainsi que le boisement d’anciennes terres devenues inexploitables.
Enfin, nous proposons également des projets de contribution carbone à l’international. En plus de lutter contre le dérèglement climatique, ils apportent une valeur ajoutée essentielle en soutenant des enjeux de développement durable tels que la préservation de la biodiversité, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
Sur un marché de plus en plus concurrentiel comment vous différenciez-vous ?
Tout d’abord, par la grande diversité de nos projets : forestiers, agricoles, en France comme à l’international, qui témoignent de l’approche généraliste d’Oklima. Ensuite, notre statut de start-up, filiale du groupe EDF, nous permet de combiner dynamisme et agilité avec la solidité, la confiance et la qualité d’un grand groupe reconnu. Nous accompagnons des entreprises françaises de toutes tailles en proposant des projets adaptés à chaque capacité de financement. Enfin, nous mettons un point d’honneur à valoriser la biodiversité dans l’ensemble de nos actions. Notre mission est aussi de sensibiliser au dérèglement climatique : nous menons des actions pédagogiques pour mobiliser et convaincre, notamment à travers des visites de terrain sur nos projets.
Quels sont vos enjeux pour cette fin d’année 2025 ?
Notre objectif est de dépasser le cap du million de tonnes de CO2 évitées grâce à l’engagement des entreprises. Nous explorons également des axes tels que le transport, le reconditionnement des produits et l’économie circulaire afin d’identifier comment Oklima peut y apporter sa contribution.
Parole d’expert - Thomas Bladier, Oklima
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