77 - Justice

Un militant écologiste bientôt jugé pour vandalisme en forêt de Fontainebleau

Celui qui se présente comme un lanceur d’alerte est accusé d’avoir peint des centaines d’arbres et dégradé du matériel de l’ONF

Un militant écologiste bientôt jugé pour vandalisme en forêt de Fontainebleau © SIPA

Le 18 septembre prochain, un militant écologiste comparaîtra devant le tribunal correctionnel pour avoir commis des actes de vandalisme en forêt de Fontainebleau. La justice l’accuse d’avoir peint des ronds bleus sur 300 arbres, d’avoir recouvert de peinture grise des flèches de couloirs d’exploitation et d’avoir dégradé des barrières en bois devant les allées en forêt.

Reconnu par des “pièges” photos

Cette procédure fait suite à une plainte de l’ONF et de l’association Les amis de la forêt de Fontainebleau. Fin avril, le militant écologiste avait été placé en garde à vue au commissariat de Nemours. Il aurait été confondu après avoir été reconnu sur des images de vidéo­surveillance enregistrées par des “pièges” photo installés en forêt.

Actif sur les réseaux sociaux, où il dénonce des abattages de vieux chênes qu’il juge “intensifs” et “dévastateurs”, ce militant qui se présente comme un lanceur d’alerte, se voit réclamer quelque 11 000 euros de dommages et intérêts de l’ONF et de l’association.

Le collectif Sauvegarde forêts Ile-de-France dénonce “une procédure bâillon visant à intimider ceux qui s’opposent à la filière bois”.

Rassemblement de soutien devant le tribunal

Le jour de son procès, le collectif Sauvegarde forêts Ile-de-France qui le soutient a appelé à un rassemblement devant le tribunal de Fontainebleau. Il dénonce “une procédure bâillon visant à intimider ceux qui s’opposent à la filière bois”.

Chaque année, la forêt domaniale de Fontainebleau, gérée par l’ONF, produit 40 000 m³ de bois. Sur les 22 000 hectares qui la composent, 2 400 hectares sont classés en réserve biologique intégrale, et des milliers d’autres hectares bénéficient d’un statut protégé. Selon le mis en cause, qui se définit comme un “militant pacifiste”, ces protections ne sont qu’un “écran de fumée”. “Certains endroits sont complètement dévastés par une gestion financière de la forêt”, estime-t-il.

B. C.

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